L’aide à l’enfance, c’est moi!
La campagne des Sociétés de l’aide à l’enfance de l’Ontario donne vie aux témoignages de jeunes hommes et femmes qui ont été pris en charge par la province. Elle met aussi en vedette des parents adoptifs et de famille d’accueil, des chargés de cas et des travailleurs sociaux qui ont dédié leur vie au soutien des enfants dans leur collectivité. C’est pourquoi la campagne “L’aide à l’enfance, c’est moi!” est puissante et émouvante.
Vous trouverez ici certains témoignages de la campagne. Ce n’est qu’un début, d’autres témoignages fascinants suivront!
Vous êtes invités à faire part de votre expérience — pour affirmer haut et fort: “L’aide à l’enfance, c’est moi!” Le but est d’informer et d’inspirer les Ontariens afin qu’ils s’impliquent auprès des Sociétés de l’aide à l’enfance et de leurs collectivités.
Voici comment procéder: faites part de votre expérience en vous limitant à 200 mots. Chaque témoignage sera relu par le personnel des Sociétés de l’aide à l’enfance et pourrait être publié sur le site Web parlezpoureux.ca.
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“J’ai été pris en charge par la Société de l’aide à l’enfance à quatorze ans. Comme j’ai grandi dans des familles d’accueil, j’ai appris dès mon jeune âge que pour guérir je devrais redonner à la collectivité ce qu’on m’avait donné. Après avoir obtenu un diplôme universitaire en arts, j’ai cherché une façon d’aider les autres. Mon partenaire d’affaires et moi avons fait une demande à la Fondation de l’aide à l’enfance, rédigé un plan et obtenu une subvention pour créer une entreprise offrant des services de DJ et employant des jeunes garçons comme nous.” -
“Nous avons 12 enfants: j’ai donné naissance à trois d’entre eux, nous en avons adopté quatre, nous avons la garde légale d’un des enfants et quatre autres vivent chez nous en famille d’accueil. Quand ils ont besoin de nous, nous sommes là, peu importe la situation. Ils savent tous qu’ils auront toujours une place sous notre toit. J’ai été placée en famille d’accueil et je sais ce que cela signifie. Voilà pourquoi j’apporte mon soutien aux Sociétés de l’aide à l’enfance, tout comme elles l’ont fait pour moi par le passé.” -
“Que veut dire réussir pour moi? Réussir, c’est quand votre mère meurt, vous laissant seule à onze ans, que vous grandissez dans les foyers d’accueil et que votre chargé de cas à la Société de l’aide à l’enfance est votre meilleur ami. Réussir, c’est avoir son propre appartement à seize ans, remporter des prix à l’école, faire partie d’une chorale, aller à l’université, avoir son entreprise et faire du bénévolat auprès des Sociétés de l’aide à l’enfance. J’ai réussi et ma mère serait fière de me voir heureuse.” -
“Quand vous pouvez travailler avec quelqu’un qui pousse des jurons, qui casse des vitres et qui donne des coups de poing dans les murs, et que vous découvrez qu’il bricole des cartes de Saint-Valentin — c’est une expérience inspirante qui vous rend plus fort. J’adore ce travail. Je ne peux pas m’imaginer faire autre chose.” -
“Je suis entrée dans les Cadets de l’Air à douze ans. Comme on ne s’occupait pas de moi à la maison, à quatorze ans, j’ai été prise en charge par la Société de l’aide à l’enfance. Grâce à l’environnement structuré des Cadets et à l’affection que m’a donnée ma mère d’accueil, j’ai eu la confiance en moi dont j’avais besoin pour réussir. Pendant un été, au lac Cold, j’ai été responsable de 600 cadets. J’ai obtenu une bourse d’études universitaires et je suis déterminée à obtenir ma maîtrise.” -
“À quatorze ans, j’ai demandé à la Société de l’aide à l’enfance de retirer ma sœur, mon frère et moi du foyer paternel où nous étions victimes de mauvais traitements. La vie en famille d’accueil nous a tous réussi. Grâce aux encouragements de mes parents d’accueil et de mes entraîneurs, je suis devenu un lutteur et j’ai gagné une médaille d’or pour le Canada aux Jeux du Commonwealth de 2002. En décembre 2008, j’ai été invité au Nigeria, mon pays natal, afin d’être honoré, j’ai été couronné chef Ikuku, ce qui signifie « air ». L’air qui donne la vie.” -
“C’est la honte qui ébranle le plus les enfants maltraités. Ce n’est pas tant ce qu’on vous fait subir, les coups et les blessures, que la honte qui vous ronge de l’intérieur. Vous croyez que vous ne méritez pas d’être aimé, que vous êtes moins que rien. Je connais bien ce sentiment, car j’ai été victime de mauvais traitement de quatre à quatorze ans. C’est le soutien de la Société de l’aide à l’enfance qui a fait toute la différence. Grâce à elle, je me suis retrouvée. Aujourd’hui, j’appuie la Société de l’aide à l’enfance, car elle a été là pour moi.”

